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Quelle est l'origine de l'expression « Don't look a gift horse in the mouth » ?

La signification de l'expression

Ce proverbe conseille d'accepter un cadeau avec gratitude, sans en juger la valeur ni chercher à savoir s'il aurait pu être meilleur.

Quelle est l'origine de cette expression ?

Quelle est l’origine de l’expression « Don’t look a gift horse in the mouth » ? La version courte

Un proverbe est une brève formule largement répandue, exprimant une vérité admise ou un conseil de sagesse. L’exemple « never look a gift horse in the mouth » reste pertinent aujourd’hui. Les dents des chevaux changent avec l’âge, ce qui permet de déterminer leur âge en les examinant, un fait qui a également donné naissance à l’expression « long in the tooth ».

Ce proverbe conseille d’accepter les cadeaux avec grâce, sans en évaluer la valeur, car agir ainsi trahirait un manque de reconnaissance. Son origine, ancienne et incertaine, remonterait à un texte latin de saint Jérôme datant d’environ 400 apr. J.-C. En anglais, l’expression apparaît en 1546 dans l’ouvrage de John Heywood, A Dialogue conteinyng the nomber in effect of all the Prouerbes in the Englishe tongue, un recueil de proverbes de l’époque. Heywood a joué un rôle important dans la diffusion de nombreux proverbes auprès d’un large public à la Renaissance, dont beaucoup sont encore employés aujourd’hui.

Quelle est l’origine de l’expression « Don’t look a gift horse in the mouth » ? L’histoire complète

Les proverbes sont de « courtes formules expressives, d’usage courant, reconnues comme exprimant une vérité admise ou un conseil utile ». Cet exemple, souvent formulé aussi « never look a gift horse in the mouth », est aussi pertinent aujourd’hui qu’il l’a toujours été.

À mesure que les chevaux grandissent, il leur pousse davantage de dents, et leurs dents existantes changent de forme et s’avancent progressivement. Déterminer l’âge d’un cheval à partir de ses dents est une tâche de spécialiste, mais c’est possible. C’est d’ailleurs aussi l’origine d’une autre expression liée à l’âge et aux dents : « long in the tooth ».

Voici l’un de ces proverbes du type « ne faites pas ceci » contre lesquels on n’a guère besoin d’être mis en garde. Quand vous a-t-on offert un cheval pour la dernière fois ?

Le conseil donné par ce proverbe est le suivant : lorsqu’on reçoit un cadeau, il faut être reconnaissant pour ce qu’il est, sans laisser entendre qu’on en espérait davantage en en évaluant la valeur.

Comme pour la plupart des proverbes, l’origine en est ancienne et incertaine. Nous disposons toutefois de quelques indices dans ce cas. L’expression apparaît par écrit en anglais en 1546, sous la forme « don’t look a given horse in the mouth », dans l’ouvrage de John Heywood A Dialogue conteinyng the nomber in effect of all the Prouerbes in the Englishe tongue, où il l’écrit ainsi :

“No man ought to looke a geuen hors in the mouth.” [Nul ne devrait regarder dans la bouche d’un cheval qu’on lui a donné.]

Il est probable que Heywood ait tiré cette expression d’un texte latin de saint Jérôme, La Lettre aux Éphésiens, datant d’environ 400 apr. J.-C., qui contient la phrase « Noli equi dentes inspicere donati » (Ne jamais inspecter les dents d’un cheval donné). Quant à savoir d’où saint Jérôme la tenait lui-même, nous ne le saurons probablement jamais.

Heywood est un personnage intéressant dans l’évolution de la langue anglaise. Il fut employé aux cours d’Henri VIII et de Marie Ire comme chanteur, musicien et dramaturge. Ses Proverbs constituent un recueil exhaustif des dictons connus à l’époque et comprennent nombre de ceux qui nous sont encore familiers :

- Many hands make light work (à plusieurs mains, la tâche est légère) - Rome wasn’t built in a day (Rome ne s’est pas faite en un jour) - A good beginning makes a good ending (un bon départ fait une bonne fin)

et ainsi de suite. Ces formules étaient exprimées dans la langue littéraire de l’époque, comme dans « would yee both eat your cake, and have your cake ? » [voudriez-vous à la fois manger votre gâteau et l’avoir encore ?], mais leurs versions modernes en sont les descendantes évidentes.

On ne peut attribuer ces proverbes à Heywood lui-même ; il les a recueillis dans les œuvres littéraires de son temps et dans le langage courant. On peut néanmoins lui reconnaître le mérite d’avoir fait connaître de nombreux proverbes à un large public, et ce durablement, dont l’un que Shakespeare a repris par la suite : All’s well that ends well.

Voir d’autres proverbes en « Don’t… » :

Don’t cast your pearls before swine

Don’t change horses in midstream

Don’t count your chickens before they are hatched

Don’t get mad, get even

Don’t cut off your nose to spite your face

Don’t keep a dog and bark yourself

Don’t let the cat out of the bag

Don’t put the cart before the horse

Don’t shut the stable door after the horse has bolted

Don’t throw good money after bad

Don’t throw the baby out with the bathwater

Don’t try to teach your Grandma to suck eggs

Don’t upset the apple-cart