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Quelle est l'origine de l'expression « Take a back seat » ?

La signification de l'expression

« Take a back seat » signifie accepter une position moins importante ou moins visible, en laissant les autres occuper le devant de la scène.

Quelle est l'origine de cette expression ?

Quelle est l’origine de l’expression « Take a back seat » ?

Cette expression a une origine simple et littérale. Elle fait référence aux sièges arrière, que ce soit dans une diligence, un théâtre ou autour d’une table de jeu, qui sont moins en vue que les autres places. Elle est apparue aux États-Unis au milieu du XIXe siècle. Comme on pourrait s’y attendre, les premiers emplois de l’expression désignent simplement le fait de s’asseoir à l’arrière.

Un exemple précoce tiré de The Washingtonian, de juillet 1845, semble amorcer le passage d’un sens littéral à un sens figuré :

He took a seat at the [poker] table, and they dealt him a hand. It wasn’t long before… he was broke, and compelled to take a “back seat.”

[Il prit place à la table [de poker], et on lui distribua une main. Il ne fallut pas longtemps avant… qu’il soit ruiné et contraint de « prendre un siège à l’arrière ».]

L’emploi de « back seat » entre guillemets dans ce passage suggère que l’expression avait déjà un sens allant au-delà de la simple position du siège. Le contexte de la citation laisse penser que ceux qui n’étaient pas en mesure de miser s’asseyaient à l’arrière.

Le premier emploi clairement figuré que l’on puisse trouver, c’est-à-dire un cas où aucun siège réel n’est occupé, provient du Daily Wisconsin Patriot, de mai 1859 :

“The despised foreign born slave - the much hated and often cursed ‘Irish,’ ‘Dutch’ and ‘Norwegians,’ must take a back seat in the exercise of all the foregoing announced privileges [voting, jury duty etc.] - no man of foreign birth can vote until two years after he shall have received his full papers.”

[« L’esclave méprisé né à l’étranger, à savoir l’Irlandais, l’Allemand ou le Norvégien tant haï et souvent maudit, doit rester au second plan dans l’exercice de tous les privilèges mentionnés ci-dessus [vote, jury, etc.] : aucun homme né à l’étranger ne peut voter avant d’avoir reçu ses pleins papiers depuis deux ans. »]