Quelle est l'origine de cette expression ?
La variante « don’t get your knickers in a knot » a probablement précédé la version avec « twist ».
Le mot knickers, ces sous-vêtements féminins appelés panties aux États-Unis, est une abréviation de knickerbockers.
Aux États-Unis, « don’t get your knickers in a twist » est souvent jugée méprisante envers les femmes. L’usage britannique de cette expression (tout comme l’usage australien de « knickers in a knot ») se veut humoristique et peut s’adresser aussi bien aux hommes qu’aux femmes.
Quelle est l’origine de l’expression « Knickers in a twist » ?
Je crois me souvenir avoir entendu cette expression lorsque j’étais étudiant, employé pour un job d’été sur le chantier de l’échangeur autoroutier de Spaghetti Junction à Birmingham, en Angleterre. C’était pendant l’été 1969. Il me faut ici ajouter l’avertissement habituel sur la fiabilité de la mémoire : ce n’est pas parce que j’ai un souvenir précis d’avoir entendu l’expression en 1969 que cela prouve que ce fut réellement le cas.
Il existe cependant des preuves écrites de l’apparition de l’expression en Angleterre à la fin des années 1960. Le premier exemple imprimé que j’ai pu trouver figure dans Pigeon Racing News and Gazette, Volume 25, 1969 :
Just got me knickers in a twist after the New Year celebrations. [Je viens de me mettre dans tous mes états après les célébrations du Nouvel An.]
Des citations plus anciennes pourraient bien exister, même si je doute que l’expression remonte à avant les années 1960.
Ce qui a probablement précédé « knickers in a twist », c’est la formule plus savoureuse « knickers in a knot ». C’est la version privilégiée en Australie, où elle possède cette vivacité que l’on retrouve dans tant d’expressions australiennes. Elle était d’ailleurs utilisée à l’écrit là-bas avant toute citation de « knickers in a twist » ailleurs dans le monde.
Le premier exemple que j’ai trouvé de cette forme de l’expression provient d’un autre pays du Commonwealth, l’Afrique du Sud. Il figure dans The Train from Katanga, un roman de 1965 de l’écrivain anglo-sud-africain Wilbur Smith :
“Okay, okay, don’t get your knickers in a knot, bucko.” [Bon, bon, ne t’énerve pas comme ça, mon vieux.]
De retour en Australie, en septembre 1972, un article de la revue Meanwhile In The World comportait une photo légendée ainsi :
Kyomi Kato and Gordon Bertie get their knickers in a knot during a very freestyle wrestling match. [Kyomi Kato et Gordon Bertie s’énervent complètement pendant un match de catch très libre.]
On ignore donc qui a forgé l’expression, mais « don’t get your knickers in a twist » est sans doute née au Royaume-Uni comme variante de « don’t get your knickers in a knot », importée d’ailleurs.
Comparée aux nombreux autres proverbes qui conseillent de ne pas faire quelque chose, comme don’t let the grass grow under your feet et don’t look a gift horse in the mouth, « don’t get your knickers in a twist » semble être un conseil particulièrement utile.