Quelle est l'origine de cette expression ?
Quelle est l’origine de l’expression « all corners of the world » ?
Elle provient de Cymbeline de Shakespeare, publié en 1611.
PISANIO:
What shall I need to draw my sword? the paper
Hath cut her throat already. No, ‘tis slander,
Whose edge is sharper than the sword, whose tongue
Outvenoms all the worms of Nile, whose breath
Rides on the posting winds and doth belie
All corners of the world: kings, queens and states,
Maids, matrons, nay, the secrets of the grave
This viperous slander enters. What cheer, madam?
[Pisanio se demande pourquoi tirer l’épée, alors que la lettre a déjà tranché la gorge de sa maîtresse. C’est la calomnie, plus tranchante que l’épée, dont la langue empoisonne plus que les serpents du Nil, et dont le souffle chevauche les vents pour démentir toutes les régions du monde : rois, reines et États, jeunes filles, mères, et jusqu’aux secrets de la tombe. Quel est votre état, madame ?]
Shakespeare a aussi employé « the four corners of the earth » dans Le Marchand de Venise, en 1596, et « the three corners of the world » dans Le Roi Jean, en 1595.
BASTARD:
Now these her princes are come home again,
Come the three corners of the world in arms,
And we shall shock them. Nought shall make us rue,
If England to itself do rest but true.
[Le Bâtard déclare que maintenant les princes sont rentrés, que les trois coins du monde viennent en armes, l’Angleterre les affrontera : rien ne pourra lui nuire tant qu’elle restera fidèle à elle-même.]