Quelle est l'origine de cette expression ?
Quelle est l’origine de l’abréviation « P. D. Q. » ?
Cette abréviation de « pretty damn quick » ou « pretty damned quick » (joliment sacrément vite) est aujourd’hui si courante qu’on l’écrit souvent sans points, c’est-à-dire « PDQ ». De nombreuses abréviations ont des origines difficiles à retracer, mais pour PDQ, c’est un peu plus simple. Le terme fut employé pour la première fois dans The Mighty Dollar, une pièce de Benjamin E. Woolf, jouée pour la première fois en 1875 au Park Theatre de New York. Le personnage cupide de la pièce, le juge Bardwell Stote, utilisait volontiers des abréviations telles que T.T.T, pour « tip-top time », et G.I.C., pour « goose is cooked ».
“That’s right, you’d better step P.D.Q., pretty damn quick.” [« C’est ça, tu ferais mieux de filer P.D.Q., joliment sacrément vite. »]
« Pretty damned quick » était toutefois déjà en usage avant 1875, comme en témoigne ce passage des Memoirs of Charles Mathews, Comedian, 1839 :
“If he showed me any of it, I’d make him clear out pretty damned quick.” [« S’il m’en montrait quoi que ce soit, je le ferais déguerpir joliment sacrément vite. »]
Pourquoi P.D.Q. a survécu alors que tant d’autres abréviations tirées de l’œuvre de Woolf ont disparu reste sujet à débat.
Voir d’autres phrases that were coined in the USA.