Quelle est l'origine de cette expression ?
Quelle est l’origine de l’expression « Twelve good men and true » ?
Depuis 1920, au Royaume-Uni et aux États-Unis, les femmes siègent aussi dans les jurys.
Lorsque cette expression fut forgée, au début du XVIIe siècle, le mot « good » (bon) désignait un rang distingué ou de la vaillance. De nos jours, on n’exige plus des jurés qu’ils soient vaillants ou de haut rang. Ils ne sont même plus tenus d’être des hommes, puisque les femmes sont appelées à siéger dans les jurys au Royaume-Uni comme aux États-Unis depuis environ 1920, conséquence du mouvement suffragiste. Avant les années 1920, les opposants à ce mouvement s’indignaient à l’idée que, si les femmes obtenaient le droit de vote, elles pourraient aussi siéger dans des jurys, ce que certains jugeaient pire encore que le droit de vote lui-même. En 1915, le Massachusetts Anti-Suffrage Committee affirmait : « Jury duty for your wife or your daughter is almost unthinkable. Yet it will be part of her legal duty as a voter. » [Le service de juré pour votre épouse ou votre fille est presque impensable. Pourtant, cela fera partie de son devoir légal en tant qu’électrice.]
L’expression « twelve good men and true » est attestée depuis au moins le XVIIe siècle, par exemple dans les Poems : with The muses looking-glasse ; and Amyntas de Thomas Randolph, vers 1635 :
“I had rather… haue his twelve Godvathers, good men and true, contemne him to the Gallowes.” [Je préférerais… que ses douze parrains, hommes bons et loyaux, le condamnent à la potence.]